J'ai fermée les yeux, je sentais mon esprit s'évader et je me suis endormie sans savoir si je devais l'attendre ou pas. Mes pensées s'envolaient vers d'autres horizons, puis j'ai sentit un souffle dans mon cou et de chauds baisers traverser mon épaule dénudée. La couette s'est soulevée et un corps s'est blotit contre le mien. Sa main a rejoint la mienne, il m'a serré contre lui et a prononcé un « je t'aime » comme chaque soir avant de s'endormir. Je le sentais s'évader à son tour, contre moi. L'un contre l'autre. J'étais en sécurité dans ses bras. Il n'y a rien de plus agréable que le corps de celui que l'on aime auprès de soi pour toute une nuit. Le volet était entre-ouvert et la pièce à moitié éclairée grâce à la luminosité de la lune, il dormait pendant que j'étais éveillée. J'observait le ciel, les étoiles et les recoins de la chambre dans laquelle je le retrouvait chaque nuit... J'étais bien, trop bien. Sa peau effleurait la mienne, ses mots résonnaient dans ma tête et ses yeux fermés me laissaient imaginer qu'il rêvait de nous. Quand il dort, l'innocence et la grâce se posent sur lui pour le rendre encore plus beau. Ces nuits me font fondre d'amour et s'accagent mon esprit. Il y a son parfum et sa sueur sur mes draps, un peu de son sang dans mes veines, les batements de son coeur au rythme des miens. Et il y a la peur qu'un jour je sois obligée de parler de nous, au passé.
J'ai trouvé l'amour à l'internat.
Avant, j'employais le mot courage pour définir la force unique de mon grand-père. Il n'y avait que Lui, c'était l'homme le plus courageux au monde pour moi. Aujourd'hui, c'est à celui qui partage ma vie à qui je transmet ce mot. Après mon grand-père, il y a Toi. Ta force, ton courage. Il y a ton passé et ce que tu as surmonté que moi-même je n'aurais pas eu la force de surmonter. Tu es capable de tellement de choses que des personnes de ton âge n'imagineraient même pas accomplir. Tu comprends tout plus vite que les autres, tu sais ce qui fait mal et ce qui fait du bien. Tu es arrivé à garder pour toi, ce que moi j'aurais crié sur les toits. Tu gardes ta peine, et tu ne te plains jamais. T'es le gars le plus admirable que j'ai connu, et je te dédie cet article, mon amour.
A toi seul.Pic. : Moi. Photo
sans retouches.
ô.Ö